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Aug 23, 2001 Netherlands Utrecht Prins Van Oranjehal
 
Tracklist

Support Act: Frank Black And The Catholics

01. Around The World
02. You're Gonna Get Yours / Give It Away
03. Scar Tissue
04. Higher Ground
05. Christine
06. Otherside
07. Forming (John)
08. I Could Have Lied
09. Fortune Faded
10. Californication
11. Parallel Universe
12. Good God Jam
13. Blood Sugar Sex Magik
14. Pea
15. Universally Speaking
16. Right On Time
17. Under The Bridge
18. Me And My Friends

ENCORE
19. Sir Psycho Sexy
20. They're Red Hot
21. Fire

 
Pictures
Ticket

 

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By Chilipepz (chilipepz@wanadoo.fr) - (Sorry for the french, I will translate it as soon as I have more time)

Jaarbeurs, banlieue d'Utrecht, Hollande.

- Jeudi 23 Août, 18h00:

Ca y est, les grilles s'ouvrent. Après de longues heures d'attente en plein soleil - les plus téméraires sont arrivés dès 10h du matin - les grilles s'ouvrent enfin pour laisser passer un flot de fans surexcités par la venue des Peppers dans cette modeste ville. Une course effrénée nous amène en plein coeur d'une immense salle - une sorte de stade fermé qui fait bien deux fois la taille de Bercy - séparée en plein milieu par une première barrière au-delà de laquelle ne seront acceptés qu'un nombre limité de personnes (les 200 ou 300 premiers arrivés).
La scène, largement surélevée, est visible d'assez loin. J'avoue que je n'ai pu m empêcher de rire bien fort en découvrant un grand panneau indiquant: "Crowd surfing forbidden" (restriction qui à mon grand étonnement a pourtant été respectée tout au long du concert - sans doute plus par peur de se retrouver derrière que par peur d'éventuelles "représailles" du personnel de la sécurité). Les gigantesques empilements d'enceintes suspendus au plafond sont plutôt effrayants à voir mais laissent présager un évènement sonore inoubliable - pourvu que je ressorte d'ici avec encore toutes mes capacités auditives! Voilà, tout le monde se pose en sirotant une bière ou un coca tandis que la salle se remplit peu à peu. Je rencontre par hasard des fans hollandais que je connais parce qu'ils étaient venus à Paris pour le meeting du Fan Club en Juin… Les 2 heures suivantes se passent assez calmement (un peu trop lentement à mon goût, d'ailleurs).

-20h00:

La salle n'est qu'à moitié remplie (c'est dire si les gens ne sont venus QUE pour les Red Hot Chili Peppers) lorsque Frank Black and The Catholics déboulent sur scène.
Un concert de 50 minutes vraiment génial mais malheureusement réservé aux initiés, qui ne sont pas venus en très grand nombre (la plupart des gens avec qui j'ai parlé avant le concert ne connaissaient même pas Frank Black de nom). Pourtant l'accueil réservé à cette première partie est assez sympathique (je n'irai pas jusqu à dire "chaleureux" car quelques abrutis un peu étroits d'esprit lancent des sifflets ou des "RED HOTS !" qui heureusement se perdent dans le brouhaha des guitares)
et Frank Black réussit grâce à quelques bons vieux tubes des Pixies à recueillir son lot d'applaudissements.
Vers 21h, alors que des roadies bien connus des habitués des concerts pepperiens ont envahi la scène, installant tout en même temps à une vitesse éclair - instruments, micros, pédales, écran géant, caméras, banderolles, décors, portrait géant de Gong Li, setlists, etc - les vides de la salle commencent à se combler et c'est bientôt une foule d'au moins 20000 personnes qui se pressent contre les barrières, courent d'un bout à l'autre des gradins pour aller aux toilettes pendant qu'il en est encore temps, se précipitent vers les stands de T-Shirts ou les vendeurs de boissons ou tout simplement restent assis à rouler tranquillement leurs joints pour patienter.

-21h25:

On les attendait à 21h30, voire même à 22h, eh bien non, pour la première fois depuis bien longtemps les Red Hot sont à l'heure (et même quasiment en avance)!
Le grand moment est arrivé, les lumières s'éteignent, un grand rideau se déroule dans le fond de la scène, révélant un décor "fruité" qui vient faire face, sur le côté droit de l'écran, au magnifique portrait de Gong Li qui sourit à l'assemblée. Voilà nos amis qui surgissent sur la scène en sautillant déjà dans tous les sens et qui entament une intro improvisée pleine de suspens et de grosses saturations de basse… Aux premières notes d'"Around The World", la foule en délire se met à hurler, devançant même le cri d Anthony, et les pogos et divers autres sautillements démarrent instantanément au rythme cadencé de la grosse caisse. Nos quatre gais lurons sont en pleine forme, totalement déchaînés après un bref moment d'échauffement, et si Chad est le seul à ne pas faire des bonds d'un côté et de l'autre, c'est bien parce qu il est rivé à son siège, en train de frapper comme un forcené sur ses fûts tout en fumant ses clopes comme si de rien n'était…
Même John - que depuis la tournée de Californication on avait l'habitude de voir presque isolé dans son trip, un peu rêveur, prenant des poses plutôt transcendées et mystiques - semble complètement entraîné par cette atmosphère délirante et se met de temps en temps à faire des petits sauts de carpe par-ci par-là ou à sautiller en tournant sur lui-même…
Flea, comme toujours, ne lésine pas sur les exploits de contorsionniste, tandis qu'Anthony, bien qu'il ne soit pas au meilleur de sa forme physiquement parlant (quelques kilos en trop pas très discrets), effectue infatiguablement ses figures chorégraphiques habituelles, sans oublier un solo guitare sur Fire ponctué par une sorte de danse du bonobo version tribale - désormais célèbre depuis la vidéo de Woodstock 99 - Dont seul un Anthony Kiedis bourré d'adrénaline peut être capable…
Bref, la transpiration est au rendez-vous et les t-shirts d'Antho et John volent vers le fond de la scène au bout de quelques titres. Ce qui me permet d admirer la superbe short d'Anthony (carrément punk!), un espèce de sac à patates très moche en lui-même mais "décoré" de façon admirable avec des patches de groupes de punk (on peut lire des noms comme "Germs", "The Clash", "Bow Wow Wow", "Black Flag" ou je ne sais quoi encore, sans oublier les têtes de morts collées sur les fesses!).
La playlist est plutôt classique, mais le show de ce soir n'a rien de comparable avec les concerts de la tournée 1999-2000: les connaisseurs auront remarqué avec un immense plaisir un incroyable renouvellement à la fois dans l'interprétation des morceaux (ne serait-ce que ces petites variantes dans les lignes de basse d'"Around The World" et de "Parallel Universe") et surtout dans les jams et les impros qui parsèment le set, le seul déjà entendu auparavant étant le clin d'oeil à "You're Gonna Get Yours" de Public Enemy en intro de "Give It Away". De plus, deux autres petites merveilles musicales couronnent ce concert, telle la cerise sur le gâteau: la reprise inattendue de "Christine" de Siouxsie And The Banshees, inaugurée spécialement pour cette mini-tournée estivale, et celle, déjà connue mais absolument magistrale, de "Good God" de James Brown, un funk surpuissant qui transporte le public dans la 4ème dimension. Le public d'ailleurs ne se laisse pas intimider par nos quatre héros et à chaque titre, c'est le concours de celui qui s'époumonnera le plus en chantant les paroles, au point de presque couvrir la voix d'Anthony sur les morceaux calmes comme "I Could Have Lied" et "Under The Bridge". Sans oublier "Pea", repris en choeur comme un Ave Maria aurait pu l'être dans une église…
Pas de chanson habituelle de John au programme - ni "Your Pussy's Glued To A Building on Fire" comme à V2001, ni le fameux "Tiny Dancer" comme deux jours plus tôt à Copenhague. Aujourd'hui (comme dans les concerts précédents), John reprend "Forming" des Germs, seul avec sa guitare pendant une minute, tandis que les trois autres en profitent pour fumer une clope ou pour souffler un peu.
Les nouveaux morceaux sont accueillis avec surprise (sauf par moi qui les connais déjà par coeur après avoir assisté aux concerts de V2001 et Copenhague!) et avec enthousiasme.
"Fortune Faded", avec un rythme entraînant et des riffs de guitare saccadés, rappelle des titres comme "Parallel Universe" ou "Right On Time"; "Universally Speaking", chanté avec amour et conviction par Anthony secondé pour l'occasion par les backing vocals de John qui fredonne des "ouhouhouh" exstatiques dans son micro, est une ballade assez proche de "Otherside" ou "Savior" tout en ayant un je-ne-sais-quoi de magie qui la rend unique et merveilleuse.

1h12 plus tard, nos Chilis s'éclipsent pendant à peine 2 ou 3 minutes, et revoilà John qui revient sur scène en courant.
Une petite grattouille pour se faire les cordes, et "Sir Psycho" démarre en trombe à grand renfort de Wah-Wah. Magnifique! On a envie de fermer les yeux en écoutant les "lalalalalalala" de John et la coda… Et puis une nouvelle petite surprise: "They're Red Hot"!!! Celle-là, on peut dire que c'est rare de l entendre en live! Anthony ne se souvient que de la moitié des paroles qu'il chante 3 fois plus vite que dans l'originale, mais c'est tout de même un sacré moment!
Et pour conclure, un "Fire" qui laisse tout le monde pantois…

-23h00:

Et c'est ainsi que se termine le concert, les lumières se rallument, je pique un sprint vers les premiers rangs pour tenter de récupérer la setlist; celle de Flea échoue finalement à une…dame d'un certain âge qui brandissait une pancarte "Flea, let me stand next to your fire!" (bah voyons, faut pas se gêner!) et j'en profite pour lui demander de me la montrer deux secondes, juste le temps de recopier les nouveaux titres. Les gens sont épuisés mais heureux. Ce qui est sûr, c'est que toutes ces personnes venues de "cette région située entre la Belgique, l'Allemagne, la France et un bout du Danemark" (selon la description donnée par Anthony quelques dizaines de minutes auparavant) ne s'en remettront pas de sitôt…

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